SOCIAL

Le chômage partiel franchit la barre des 10 millions.

Après le 1er mai, près de 3 millions de personnes supplémentaires vont être rattachés de droit au dispositif.

Le chômage partiel a été déjà sollicité par 821.000 entreprises…

Il est à noter que les déclarations d’embauche ont déjà plongé de 22,6% en mars et de 40% pour les cadres…

Ces chiffres donnent le tournis et laissent à penser que l’Etat va subvenir à toutes les carences des travailleurs or il convient de ne pas masquer une triste réalité : un tsunami de licenciements est inévitable.

« l’ETAT NE PEUT PAS TOUT » dixit Lionel JOSPIN en 1999.

Cette maxime est d’autant plus vraie aujourd’hui car si le dispositif de chômage partiel permet de passer le cap de la crise, en suspendant les contrats de travail, il ne garantit en rien leur pérennité en sortie de confinement et reprise d’activité.

Certes, l’Etat ne repliera pas son plan de soutien mais il ne paiera pas pendant des mois les salaires.

Or les entreprises qui auront largement souffert pendant cette période n’auront pas d’autres choix que de licencier.

Cette vague de licenciements qui est, à prévoir d’une violence inédite, va entraîner un grand nombre de litiges devant les Conseils de Prud’hommes.

Il conviendra alors aux entreprises de procéder à ces licenciements dans le cadre des dispositions légales en la matière mais aussi conformément à la législation d’exception du COVID-19 concernant la mise en place de plans sociaux.

Quant aux salariés, ils devront faire jouer aussi ces dispositions d’exceptions par le biais de professionnels avertis de cette nouvelle législation.